LA VALEUR – Numéro 17: Le prix de l’essence vous fait-il mal?

Bienvenue au Canadian Black Book – La valeur. Notre objectif est de fournir à nos clients et à nos partenaires des nouvelles, une mise à jour des événements, de nouvelles initiatives et l’opinion de la source de confiance du Canada pour les valeurs des véhicules et les perspectives automobiles. Vous trouverez ce qui suit dans ce numéro :

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Par : Brian Murphy, vice-président, recherche et rédaction, Canadian Black Book

Le prix de l’essence vous fait-il mal?

Avez-vous remarqué quelque chose de différent à votre station d’essence? Vous avez peut-être vu que le prix du litre avait vertigineusement monté, vous laissant plutôt attristé. À la Saint-Valentin, il n’y a pas de ça si longtemps et à la grandeur du pays, le prix de l’essence coûtait à peu près 1 $ le litre pour de l’essence ordinaire. Aujourd’hui, le prix de l’essence coûte environ 1,30 $ d’un océan à l’autre. Ce sont les Britanno-Colombiens qui « l’emportent » avec des prix d’environ 0,30 $ plus hauts que ça. Chose évidente, notre dispense du prix de l’essence au Canada a pris fin assez subitement.

Une augmentation de trente pour cent du prix de l’essence en si peu de temps est inhabituelle, mais ce n’est pas la première fois. On a vu des hausses du même genre en 2011 et en 2014. Par contre, le moment n’est pas à la panique, c’est plutôt le temps de réfléchir à ce que cette augmentation signifie pour le consommateur automobile; et pour beaucoup d’entre nous dans l’industrie, de penser à son effet sur notre stratégie commerciale et sur la façon dont nous devrions modifier nos plans en conséquence.

À mon avis, les consommateurs peuvent facilement avoir une réaction excessive face à l’augmentation du prix du carburant. Selon notre récent sondage IPSOS et Canadian Black Book (CBB), nous avons conclu que 98 % des Canadiens ne comprennent pas l’idée que ce qui coûte le plus cher en étant propriétaire d’un véhicule ce n’est ni l’essence, ni l’assurance, mais la dépréciation. Il est essentiel que les consommateurs ne l’oublient pas et qu’ils ne prennent pas de décisions impulsives.

Pour le consommateur, échanger un véhicule presque neuf et moins écoénergétique pour acheter un véhicule neuf plus écoénergétique n’est pas la solution du point de vue économique. Par exemple, un véhicule de trois ans aura généralement perdu 40 % de sa valeur en raison de la dépréciation. Pour un véhicule de 40 000 $, cela représente une perte de valeur de 16 000 $. De son côté, la récente flambée des prix de l’essence coûterait au consommateur moyen un peu plus de 700 $ de plus par année. Repartir à zéro la dépréciation d’une voiture neuve, simplement pour économiser de l’argent sur l’essence, n’est pas très avisé. Dans mon exemple, si le consommateur trouvait un véhicule qui consomme 30 % moins de carburant, il lui faudrait bien au-delà de 20 ans pour économiser suffisamment de carburant est ainsi annuler la dépréciation associée au changement de véhicule.

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Chaque année, en collaboration avec IPSOS, Canadian Black Book sonde les consommateurs canadiens pour connaître leurs attitudes et leur compréhension au sein du marché automobile. À la fin de décembre 2018, nous avons demandé aux consommateurs ce qu’ils pensaient d’une hausse « fictive » de 0,25 $ du prix du carburant et comment ils envisageraient de changer leur comportement d’achat. Le diagramme montre les résultats, et vous verrez que l’achat d’un véhicule hybride est la réponse la plus populaire (31 %) et que l’achat d’un véhicule similaire, mais légèrement plus petit suit de près (28 %). Même si 27 % indiquent que cela ne changerait pas leur décision, cela ne veut rien dire, et seulement 14 % disent qu’ils envisageraient de ne pas remplacer leur véhicule du tout. Un quart des répondants ont dit qu’ils envisageraient un véhicule entièrement électrique.

Fait surprenant, chez CBB, nous n’avons pas encore constaté d’impact important de la hausse spectaculaire du prix de l’essence sur les valeurs de gros des véhicules au Canada, du moins pas encore. Depuis février, lorsque le prix de l’essence était à son plus bas, l’indice des prix des voitures compactes n’a augmenté que de deux points et celui des sous-compactes de près de trois points. Leur valeur a monté, mais pas de façon extraordinaire. En comparaison, la moyenne de la valeur retenue par l’industrie est demeurée inchangée au cours de la même période.

Si l’on considère les véhicules plus assoiffés en carburant, les camionnettes et les véhicules utilitaires sport pleine grandeur n’ont pas perdu beaucoup de valeur au cours de cette période; et si le prix du carburant se maintient à ce palier élevé plus longtemps, je m’attends à ce que la valeur des compactes et sous-compactes augmente et que celle de certains des VUS moins écoénergétiques décline. Puisque la plupart des inventaires de véhicules d’occasion prennent plus de deux mois à se renouveler, cet effet peut prendre un certain temps à manifester.

Pour les détaillants, c’est un bon moment pour examiner comment l’augmentation du prix du carburant peut influer sur leur stratégie dans la salle d’exposition et sur l’approvisionnement et les commandes de véhicules neufs et d’occasion. Certains aspects de cette situation restent à considérer. Votre personnel est-il prêt à faire face à ce changement important de l’environnement du marché? Votre personnel des ventes est-il parfaitement informé en ce qui concerne l’économie de carburant? Plus précisément, savent-ils comment les produits qu’ils vendent se comparent à ceux de leurs concurrents? S’agit-il d’un avantage concurrentiel? Si c’est le cas, le moment est idéal pour promouvoir cet avantage. Est-ce qu’un véhicule particulier exige de l’essence super ou est-ce seulement une recommandation?

Des questions de ce genre seront sans doute plus fréquentes dans certains segments du marché. Compte tenu de l’explosion du prix de l’essence, les questions liées aux carburants seront plus souvent en tête de liste chez les consommateurs. Il est beaucoup plus important qu’avant d’être en mesure de discuter avec les clients de leurs préoccupations et de leurs objections en matière d’économie de carburant.

Du point de vue de la stratégie de vente, avez-vous examiné vos propres ventes en fonction de l’économie de carburant? Les véhicules plus écoénergétiques sont-ils plus lucratifs? Se vendent-ils plus vite? De telles tendances peuvent aider un détaillant à peaufiner sa stratégie. En comprenant bien la tendance du marché de votre région, une révision de votre gamme de produits pourrait s’imposer.

Chose certaine, il est difficile de dire s’il s’agit d’une nouvelle situation normale ou si les prix vont s’améliorer. Selon certaines prévisions, le prix du carburant devrait baisser, mais sans éviter une autre forte hausse en 2020. En attendant, vous devriez pouvoir me croiser sur l’autoroute, c’est moi le gars qui met la pédale douce en descendant les pentes pour économiser quelques cents!

LA VALEUR – Numéro 17: Indice de rétention des valeurs des véhicules d’occasion – avril 2019

Bienvenue au Canadian Black Book – La valeur. Notre objectif est de fournir à nos clients et à nos partenaires des nouvelles, une mise à jour des événements, de nouvelles initiatives et l’opinion de la source de confiance du Canada pour les valeurs des véhicules et les perspectives automobiles. Vous trouverez ce qui suit dans ce numéro :

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L’indice de rétention de valeur des véhicules d’occasion CBB, qui suit les valeurs de gros conservées pour les véhicules canadiens de deux à six ans, reste à des niveaux records. À 105, l’indice est en hausse de près de deux points par rapport à la même période l’an dernier. Depuis quatorze ans que l’indice suit le rendement du marché, les prix n’ont jamais été aussi élevés.

Les voitures compactes, qui ont gagné 1,5 point par rapport au mois dernier et plus de 5 points par rapport à l’an dernier, sont celles qui ont eu le plus de succès ce mois-ci. Les sous-compactes affichent également un gain impressionnant de près de 8 points par rapport à l’an dernier et de 1,6 point par rapport au mois dernier. Consultez notre chronique du mois sur le prix de l’essence, qui pourrait expliquer en partie l’attrait de ces véhicules plus petits et plus éconergétiques. Les intermédiaires semble conserver leur popularité auprès de nombreux consommateurs et ont gagné 4,2 points sur douze mois.

En revanche, les voitures prestige haut de gamme et les voitures de luxe ont accusé les plus fortes baisses avec des pertes de 5,2 et 3,3 respectivement. Comparativement au mois dernier, les mini-fourgonnettes et les petites camionnettes ne sont qu’une poignée de fourgonnettes en déclin, chacune ayant perdu 1 %.

CLIQUEZ ICI POUR TÉLÉCHARGER L’INDICE DE RÉTENTION DES VALEURS DES VÉHICULES D’OCCASION CANADIAN BLACK BOOK DE AVRIL (PDF)

The Value – Issue #17: Do you have gas price pains?

Welcome to Canadian Black Book’s – The Value. Our goal is to provide our clients and partners with news, event updates, new initiatives and opinions from Canada’s trusted source for vehicle values and automotive insights. In this edition we cover:

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By: Brian Murphy, VP Research and Editorial

Do you have gas price pains?

Have you noticed something a tiny bit different at your local fuel pumps?  You may have observed that some of those per liter prices have been tragically supersized, most likely to your disappointment.  If you can think back to Valentines Day, not so long ago, gas prices nationally were at almost exactly $1 per litre for regular grade fuel.  As of this moment gas prices are at a national average of $1.30 with the people of British Columbia unfortunately “winning it” with prices about $0.30 higher than that.  Ouch, our Canadian gas price holiday has ended quite rudely.

A thirty percent increase in gasoline prices over such a short period of time is unusual, but it is not the first time.  Similar increases occurred in 2011 and 2014.  Don’t panic, however now is an ideal time to consider what this increase means for automotive consumers; and for many of us in the industry to contemplate how it affects our business strategy and how we should adjust plans accordingly.

In my opinion, consumers can easily overreact when it comes to higher fuel prices.  According to our recent Canadian Black Book (CBB) IPSOS poll, we conclude 98 percent of Canadians don’t understand what the largest cost of vehicle ownership is, it’s not gas or insurance, but rather it’s deprecation.  It’s quite important for consumers to keep this in mind and not act rashly.

For a consumer to trade in a less fuel efficient nearly new vehicle and purchase a new more fuel-efficient one is a very poor plan, economically speaking.  For example, a three-year-old vehicle will have typically lost 40 per cent of its value, due to depreciation.  For a $40,000 vehicle that would be a loss of $16,000 in value.  This recent spike in gas prices would typically cost the average consumer just a little over $700 more per year.  To restart the depreciation drip on a new car, just to save some money on gas is not wise.  In my example, if the consumer was to find a vehicle that was 30 per cent more fuel efficient it would take them well over 20 years to save enough fuel to undo the depreciation hit they would take for the switch.

Each year, Canadian Black Book surveys Canadian consumers together with IPSOS, regarding attitudes and understandings in the vehicle market.  Back in late December 2018 we asked consumers what their response would be to a “fictitious” $0.25 rise in the price of fuel and how they would change their buying behavior.  The graphic shows the results, and you’ll see buying a hybrid was the most popular response at 31 per cent and buying a similar but slightly smaller vehicle was in second place at 28 per cent.  It’s worth nothing that 27 per cent indicated it would not affect their decision at all, and only 14 per cent say they would consider not replacing their vehicle at all.  One quarter of respondents said they would consider an all-electric vehicle.

(CLICK FOR FULL SIZED GRAPHIC)

Surprisingly, we at CBB have not yet seen a largeimpact of dramatically higher gas prices on wholesale vehicle prices in Canada, at least not yet.  Since the low gas prices of February, the Compact car price index has only risen by 2 percentage points and sub compact has risen by nearly 3 points.  They are up in value, but not dramatically.  The industry retained value average, by comparison, is flat during that the same time.

If we look at more fuel-thirsty vehicles, full-size pick-up trucks and full-size sport utility vehicles have not lost significant value in that time.  If fuel prices hold this high level over a longer duration, I would expect that we will see compact and subcompact cars rise in value and some of the less fuel-efficient SUVs fall in value.  Given that most used vehicle inventories take more than two months to turn, this effect may take a while to materialize.

For retailers this is a good time to consider how increased fuel prices can affect your own strategy on the showroom floor and your sourcing and ordering of both new and vehicles.  There are a few aspects of this era of higher pump prices to consider.  Are your own people ready to deal with this key change in the market environment? Are your sales people fully fuel economy literate?  Specifically, do they know how the products they sell compare to competitors?  Is it a competitive advantage?  If so, this is a great time to promote that advantage.  Does a given vehicle require premium fuel, or is it only recommended?

Questions like these will likely come up more frequently for certain market segments.  Given the spike in gas prices, fuel related questions are going to be a bit closer to the top of the list of consumers.  To be able to converse confidently with customers about their fuel economy concerns and objections is much more important than it was just a few months earlier.

From a sales strategy standpoint have you looked at your own sales based on fuel economy?  Are more fuel-efficient vehicles earning a larger profit?  Are they turning faster?  Trends like these can help a store tweak their strategy.  Based on an understanding of the trend in your area market, an adjustment in your product mix might be in order.

It is of course difficult to tell if this is the new normal or there will be some relief in prices on the horizon.  Some of the forecasts suggest that there will be fuel price relief coming, but with another big increase in 2020.  In the mean time you should be able to spot me on the highway, I’ll be the guy coasting down the hills to save a few nickels!

The Value – Issue #17: April 2019 Used Vehicle Retention Index Holds Strong

Welcome to Canadian Black Book’s – The Value. Our goal is to provide our clients and partners with news, event updates, new initiatives and opinions from Canada’s trusted source for vehicle values and automotive insights. In this edition we cover:

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The CBB Used Vehicle Retention Index, which tracks the retained wholesale values for two to six-year-old Canadian vehicles remains at record high levels.  At 105 the index is up almost 2 points compared to this time last year.  Prices have not been this strong in the over 14 years of market performance that the index tracks.

Some notable superior performers this month are compact cars, which are up 1.5 points from last month and over 5 points from last year.  Subcompact cars are also showing an impressive gain of nearly 8 points over last year and 1.6 points versus last month.  See our column this month on gas prices, which may explain some of the appeal of these smaller and more fuel efficient vehicles.  Midsize cars are apparently still in favor with many consumers, and have risen by 4.2 percentage points since last year.

On the downside, prestige luxury cars and luxury cars are two of the biggest decliners seeing losses of 5.2 and 3.3 respectively.  Compared to last month minivans and small pickups are amongst only a handful of decliners with decreases of approximately 1 percent each.

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