LA VALEUR – Numéro 6: Le prix de l’essence est-il toujours important?

Bienvenue au Canadian Black Book – La valeur. Notre objectif est de fournir à nos clients et à nos partenaires des nouvelles, une mise à jour des événements, de nouvelles initiatives et l’opinion de la source de confiance du Canada pour les valeurs des véhicules et les perspectives automobiles. Vous trouverez ce qui suit dans ce numéro :

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Par Brian Murphy, vice-président à la recherche et à la rédaction, Canadian Black Book

Depuis toujours, le prix de l’essence est le sujet des conversations et du clavardage sur les médias sociaux dans tout le pays. Comme le prix de l’essence a récemment approché un niveau record, je me demande s’il est moins important pour notre marché qu’il l’était autrefois. J’ai l’impression qu’il y a un mythe dans l’industrie entourant l’impact réel du prix de l’essence sur nos affaires aujourd’hui.

Il est surtout intéressant de comprendre si les prix à la pompe influent ou non sur la valeur des véhicules et les ventes de véhicules. Le prix élevé de l’essence nuit-il à la vente à l’enchère de véhicules assoiffés? Réduit-il leur valeur résiduelle? Nuit-il à la vente de véhicules neufs?

Selon Statistique Canada, en avril dernier, le prix de l’essence dans la capitale nationale a atteint 1,336 $ le litre, soit 4 cents de moins que le record historique de 1,374 $ établi en juin 2014. C’est là une hausse de 15 % par rapport à avril 2017, et une hausse marquée de 33 % par rapport à avril 2016. Peu importe ce qu’on en dit, le prix de l’essence est élevé.

Qu’en pense le consommateur? Est-ce que cela influence ses décisions d’achat? Chaque année, à la demande de Canadian Black Book (CBB), IPSOS effectue un sondage auprès des propriétaires de voitures du Canada. Ce sondage, tenu plus tôt cette année, porte sur de nombreuses questions liées aux véhicules, y compris l’attitude des consommateurs à l’égard du prix de l’essence et de l’achat de véhicules. Nous avons récemment posé la question : « Si le prix de l’essence augmentait de 0,25 $ le litre ou plus d’ici à votre achat pour remplacer votre véhicule actuel, laquelle des options suivantes envisageriez-vous. » Un tiers des répondants ont indiqué qu’ils envisageraient l’achat d’un véhicule hybride. Plus intéressant encore, 29 % ont dit que cela n’aurait aucune influence sur leur décision d’achat.

L’achat d’un véhicule hybride, le premier choix de notre sondage, semble être une façon logique de contrer la hausse des prix de l’essence, avec une technologie éprouvée. Mais s’agit-il d’un investissement avisé? En observant le marché des voitures neuves, on constate que le supplément exigé pour un modèle hybride est souvent de l’ordre de 5 000 $ par rapport aux autres modèles. Si le prix de l’essence est à 1,33 $, il vous faudra brûler environ 3 800 litres de carburant de moins pendant que vous en êtes propriétaire pour récupérer la différence du prix d’achat plus élevé. Si vous prévoyez garder la voiture pendant seulement cinq ans (ou moins), il sera presque impossible de récupérer cet argent. Comme les hybrides ne conservent généralement pas aussi bien leur valeur, il en coûtera d’autant plus cher au consommateur, sans compter qu’avec un véhicule hybride, vous pourriez vous retrouver avec moins de capacité de chargement ou devoir renoncer à un siège rabattable. Par contre, il y a l’avantage de réduire l’émission de gaz à effet de serre, mais cela n’efface pas les questions environnementales concernant la construction de la batterie et la gestion de la fin de vie de la batterie. Les véhicules hybrides ne sont donc peut-être pas la solution miracle pour économiser de l’argent.

En 2008, le prix de l’essence a également monté en flèche, dépassant 1,30 $ le litre pour la première fois. À cette époque, la valeur des véhicules a aussi chuté sur le marché. Certains véhicules ont baissé de plus de 15 % en très peu de temps. Est-ce que le prix élevé de l’essence a causé cette déroute? Peu probable, car si vous vous souvenez, nous vivions aussi une crise financière. Il est donc carrément impossible de comparer l’impact de ces deux occasions.

En consultant les données de CBB (voir le graphique) pour les valeurs retenues des véhicules de 2 à 6 ans, ainsi que les données de Statistique Canada sur le prix de l’essence, des tendances intéressantes se découpent. Lorsque le prix de l’essence a augmenté entre 2011 et 2014, cette hausse n’a eu aucun effet sur la valeur marchande des camions pleine grandeur ni des multisegments pleine grandeur. Il est intéressant de noter que les valeurs retenues par les voitures compactes ont considérablement augmenté. Lorsque le prix de l’essence a baissé, la valeur des voitures compactes s’est affaiblie et celle des camions a augmenté.

Cela donne à penser que lorsque l’essence coûte plus cher, les consommateurs pourraient choisir des voitures plus petites, alors que ceux qui sont mordus des camions et VUS ne changeront probablement pas leurs habitudes d’achat. En ce moment, l’engouement pour les VUS et les camions s’intensifie rapidement. Aujourd’hui, les camions représentent plus de 60 % de tous les véhicules, et la hausse du prix de l’essence ne semble pas précipiter les acheteurs vers des voitures de nos jours plus économiques en essence que jamais. Certes, il y a sur le marché beaucoup d’autres facteurs qui entrent en jeu et influent sur les prix, mais ces données suggèrent que le prix de l’essence n’affecte que certains segments du marché.

Depuis 2008, les véhicules ont beaucoup changé, réduisant ainsi l’impact de la hausse du prix de l’essence. Au cours de cette période (presque deux cycles de vie des produits pour certains fabricants), l’économie de carburant a été améliorée. Des technologies propulsives et motrices plus avancées, comme le démarrage à l’arrêt, la désactivation des cylindres et l’injection directe sont largement déployées dans l’industrie. L’utilisation d’une plus grande quantité d’aluminium et d’acier à haute résistance a contribué à réduire la masse du véhicule. Tout cela a contribué à réduire les coûts d’exploitation en diminuant la consommation de carburant. De plus, il y a plus de choix pour les consommateurs, avec un certain nombre d’hybrides, d’hybrides rechargeables, de véhicules électriques et même quelques options de piles à combustible. Au moins maintenant, si un consommateur veut un choix plus vert, il y en a davantage.

Au fur et à mesure que ces technologies sont déployées et que les moteurs deviennent plus efficaces, je suis d’avis que le prix de l’essence aura de moins en moins d’importance. D’un point de vue purement pratique, si vous ne consommez que 4 ou 5L/100/km, vous risquez moins d’être moins agacé si le prix augmente mystérieusement de 0,11 $ à l’approche d’une longue fin de semaine!

Au moment de rédiger cet article, j’ai consulté des professionnels du remarketing automobile et je leur ai demandé quel était pour eux l’impact de la récente flambée des prix de l’essence? Avaient-ils constaté des rendements plus faibles sur certains véhicules? Tous ceux à qui j’ai parlé m’ont dit que c’était difficile à mesurer et qu’ils ne voyaient aucune conséquence négative.

Il serait bête de suggérer que les consommateurs ne se soucient pas du tout du prix de l’essence. Bref, lorsqu’on examine des faits récents et la grande popularité des camions et des VUS plus assoiffés de carburant, il semble qu’à plusieurs égards, le prix de l’essence lors de l’achat d’un véhicule n’a pas autant d’importance que beaucoup le supposent.

LA VALEUR – Numéro 6: Inscrivez-vous à TalkAUTO 2018 dès la mi-juin

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Allez à talkauto-canada.com pour vous inscrire

Canadian Black Book et J.D. Power ont le plaisir d’annoncer la septième édition annuelle de TalkAUTO 2018. L’événement très attendu de cette année aura lieu le mercredi 7 novembre au centre Universal Eventspace à Vaughan, en Ontario.

L’événement prévoit accueillir environ 400 personnes et la participation est gratuite, de sorte que les places se rempliront rapidement.

TalkAUTO est aujourd’hui une destination de réseautage de premier plan pour les principaux influenceurs et décideurs de l’industrie automobile du Canada, dont de nombreux concessionnaires, dirigeants d’équipementiers, fournisseurs de l’industrie, experts financiers et bancaires, médias spécialisés et bien d’autres.

Pour 2018, le thème de TalkAuto est « Who moved my keys? Adapting to Change in a New Marketplace », un jeu de mots découlant de la fable populaire des motivations commerciales et le livre à succès du New York Times – « Who Moved My Cheese ».

Une prodigieuse liste de conférenciers invités et de conférenciers principaux appuieront le thème de cette année, avec en tête d’affiche Sheryl Connelly, directrice, Tendances mondiales de consommation et Futurologie, Ford Motor Company. En tant que futuriste de Ford depuis plus d’une décennie, et bien connue pour son flair pour repérer les tendances mondiales et leur impact sur l’industrie automobile, elle offrira certainement au public de TalkAUTO une présentation informative et mémorable.

Les organisateurs vous conseillent vivement de réserver la date du 7 novembre. Une annonce sera envoyée à la liste de diffusion TalkAUTO. Pour en savoir plus, veuillez vous inscrire à notre liste d’envoi. Si l’on en juge par le succès des années précédentes, les places se rempliront rapidement.

Si vous avez des questions au sujet de l’inscription, veuillez communiquer avec Elena Sheehy, administratrice de la conférence : Elena.Sheehy@jdpa.com, 647-946-3444.

LA VALEUR – Numéro 6: Indice de rétention des valeurs des véhicules d’occasion – mai 2018

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Commentaire sur l’indice de mai 2018

Une fois de plus, nous avons atteint un record absolu en ce qui concerne la valeur retenue des véhicules de 2 à 6 ans au Canada. La note de 103,4 est en moyenne le niveau le plus élevé sur les 21 segments que nous observons depuis le début de l’indice et les données de 2005. L’étonnante note de 103,4 en mai 2018 correspond à la nouvelle référence établie le mois dernier.

Le segment des voitures compactes a établi un record absolu à 107,1, en hausse de 8 points par rapport à mai de l’année dernière et de 0,5 par rapport au mois dernier. Le segment des sous-compactes a également connu une forte croissance, affichant un gain de 7,4 % par rapport à l’an dernier et un gain de 1,2 % par rapport au mois dernier, ce qui le place parmi les plus performants. La hausse du prix de l’essence pourrait contribuer à la revivification de ces deux segments.

Les camions pleine grandeur se rangeaient parmi les meilleurs ce mois-ci avec une hausse d’un point, mais sont en baisse de 2,2 par rapport au même mois l’an dernier. Le marché des camions pleine grandeur a atteint un sommet en août 2016 et a depuis a chuté d’environ 6 %. Par contre, les petits camions ont enregistré une hausse de 1,3 %, ce qui en fait l’un des segments les plus forts du mois.

Les voitures intermédiaires ont progressé de 7,4 % par rapport à l’an dernier et de 0,3 % par rapport au mois dernier, record historique pour ce segment malgré le fait que les consommateurs continuent de privilégier les VUS.

Les voitures sport ont également atteint un sommet historique, peu surprenant compte tenu de l’indice global et de l’arrivée de la saison des ventes pour ces véhicules vraiment divertissants.

CLIQUEZ ICI POUR TÉLÉCHARGER L’INDICE DE RÉTENTION DES VALEURS DES VÉHICULES D’OCCASION CANADIAN BLACK BOOK DE MAI (PDF)

 

The Value – Issue #6: 2018 TalkAUTO Registration to Opens Soon

Welcome to The Canadian Black Book – The Value. Our goal is to provide our clients and partners with news, event updates, new initiatives and opinions from Canada’s trusted source for vehicle values and automotive insights. In this edition we cover:

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Go to talkauto-canada.com to register

Canadian Black Book and J.D. Power together are pleased to announce the upcoming 2018 TalkAUTO, the seventh annual edition.   This year’s highly anticipated event will take place on Wednesday, November 7 at the Universal Eventspace in Vaughan, Ontario.

Event capacity is for around 400 attendees and attendance is complimentary, so spots will fill quickly.

TalkAUTO has grown into a top-tier networking destination for Canada’s auto industry key influencers and decision makers, who include many dealers, OEM executives, industry suppliers, finance and banking experts, trade media and more.

For 2018, the theme for TalkAUTO is ‘Who Moved My Keys?: adapting to change in a new marketplace’, a play on the popular motivational business fable and New York Times Bestseller – ‘Who Moved My Cheese?’.

An impressive line-up of guest and keynote speakers will support this year’s theme, headlined by Sheryl Connelly, Manager of Global Consumer Trends and Futuring, Ford Motor Company.  Serving as Ford’s futurist for over a decade, and well known for identifying global trends and how they might impact the auto industry, she will certainly provide the TalkAUTO audience with an informative and memorable address.

Organizers urge you to keep the November 7 date saved. An announcement will be sent to the TalkAUTO mailing list. If you want to stay in the loop, please join our mailing list. As in previous years, if history is any indication, seats will fill rapidly.

If you have any questions about registration, please contact: Elena Sheehy, Conference Administrator, Elena.Sheehy@jdpa.com, 647-946-3444.

The Value – Issue #6: Do Gasoline Prices Even Matter Anymore?

Welcome to The Canadian Black Book – The Value. Our goal is to provide our clients and partners with news, event updates, new initiatives and opinions from Canada’s trusted source for vehicle values and automotive insights. In this edition we cover:

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By Brian Murphy, VP Research & Editorial, Canadian Black Book

Gas prices have been a staple for dinner table conversations, and social media chatter across this country for years.  With gas prices recently approaching record levels, it has me wondering if it matters to our market less than they once did.  I feel like there’s an industry myth around how much fuel prices truly impact our business today.

Of particular interest, is understanding how pump prices affect vehicle values and vehicle sales, if at all.  Do steep fuel costs hurt thirsty vehicles at auction?  Do they lower their residual values?  Do they harm new vehicle sales?

According to Statistics Canada, the price of gas in the nation’s capital hit $1.336 /L back in April, which is just 4 cents short of the all-time record from June 2014 of $1.374.  This is 15 per cent higher than April of last year, and an impressive 33 per cent higher than April of 2016.  No matter how you slice it, we are at a high point for fuel prices.

What do consumers think about this?  Does it change their purchase intentions?  Annually IPSOS conducts a poll of Canadian car owners commissioned by Canadian Black Book (CBB).  This poll, conducted earlier this year, touches on many vehicle related matters, including consumer attitudes towards gas prices and vehicle shopping.   We recently asked: “If gas prices rise $0.25 per liter or more between now and the time that you will shop to replace your current vehicle, which of the following would you consider doing as a result.” A third of respondents indicated they would consider a hybrid.  Perhaps more interesting is that 29% said it would not affect their purchase decision at all.

Buying a hybrid, the number one choice in our poll, seems like a logical way to combat higher gas prices, with a proven technology.  But is it a smart investment?  Looking at the new car market we see the premium for a hybrid model is often around $5,000 over non-hybrids.  With gas at $1.33 that means you would have to burn around 3,800 litres less fuel over the ownership period, to recoup your additional purchase price.  If you’re only planning to keep the car for five years (or less) it will be almost impossible to earn that money back.  Given that hybrids usually don’t retain their value as well, the consumer will be challenged there too.  Not to mention, with a hybrid you may end up with less cargo capacity or forgo a folding seat.  There is the benefit of lower greenhouse gas emissions, but at the same time there are environmental question marks around the construction of the battery and the end-of-life management of the battery.  Hybrids may not be the silver bullet to save money here.

In 2008 we also had very high gas prices.  We passed $1.30 per liter for the first time.  Around that time vehicle values plummeted in the market.  Some vehicles dropped by more than 15 per cent, in a very short period of time.  Did high fuel prices cause this sell off?  Likely not.  If you recall, that was also the dark days of a financial crisis, so it is quite impossible to separate the effects of the two events.

If we look at CBB’s data (see graph) for retained values of 2-6 year old vehicles combined with Statistics Canada’s fuel price data, we see some interesting trends.  When fuel prices rose in 2011-2014, it really had no effect on the Full Sized Truck or the Full Sized Crossover market values.  Interestingly, Compact Car retained values strengthened significantly.  When fuel prices fell, the values for compact cars weakened and the trucks strengthened.

This suggests that in times of high fuel prices consumers may switch to smaller cars, while those hooked on trucks/SUVs are unlikely to change their buying patterns.  Currently the switch to SUVs and trucks is marching forward rapidly.  Now well over 60% of all vehicles are trucks, higher fuel prices don’t seem to be scaring those buyers into cars that are now more efficient than ever before.  Admittedly, there are many other factors at play in the market that affect price, but this data suggests fuel prices only have an impact on certain market segments.

In the decade since 2008, many changes in vehicles themselves have come about that have reduced the sting of higher fuel prices.  During that period (almost two product life cycles for some manufacturers) fuel economy has been improved.  More advanced transmissions, engine technology such as stop-start, cylinder deactivation and direct injection are widely deployed within the industry.  The use of more aluminum and high strength steel has helped to lower vehicle mass.  All of this has helped lower operating costs by lowering fuel consumption.  Plus there are more choices for consumers, with quite a number of hybrids, plug-in hybrids, electric vehicles, even few fuel cell options.  At least now if a consumer wants a greener choice, more exist.

As more of these technologies deploy and engines become more efficient, I propose that the price of fuel will matter even less.  From a purely practical standpoint, if you are only burning 4 or 5L/100/km you are much less likely to get upset if the price mysteriously moves up $0.11 as a long weekend approaches!

As I was writing this article, I reached out to a handful of vehicle remarketing professionals and asked – what impact the recent spike in gas prices had for them?  Were they seeing weaker returns on some vehicles?  Everyone I spoke to indicated it was hard to measure and they saw no negative consequences.

It would be foolish to suggest that consumers don’t care about fuel prices at all.  However, when we look at some recent history and the current growth of less efficient trucks and SUVs it appears that the impact of fuel prices on many aspects of car buying is not as significant as many people assume it to be.

The Value – Issue #6: May 2018 Index Commentary

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Once again we have hit an all-time record high for the value retention of 2-6 year old vehicles in Canada. The 103.4 mark is the highest level, on average over the 21 segments, we monitor since the index began with 2005 data. The impressive May 2018 mark of 103.4 ties with the new benchmark set last month.

The compact cars segment has set an all time record at 107.1, up 8 points from May of last year and up 0.5 from last month. The sub compact cars segment also had a strong showing, posting a 7.4 per cent gain from last year and a 1.2 per cent gain from last month, placing it amongst the biggest movers. Higher fuel prices could be helping bring some life these two segments.

Full-size pickups were among the biggest gainers this month, with a rise of one point. This is down 2.2 from the same month last year. The full-size pick-up market peaked in August 2016 and since then has dropped off by about 6 per cent. Conversely small pick-ups were up 1.3 per cent, making them one of the stronger segments this month.

Mid-size cars advanced 7.4 per cent from last year and 0.3 from last month, for an all-time record for that segment, despite the fact that consumers continue to shift their preferences to SUVs.

Sporty cars also hit an all-time high, which is not surprising given the overall index and we are entering the prime selling season for this truly fun vehicles.

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