LA VALEUR – Numéro 3: De nouvelles recherches pointent vers une baisse des ventes automobiles au Canada

Bienvenue au Canadian Black Book – La valeur. Notre objectif est de fournir à nos clients et à nos partenaires des nouvelles, une mise à jour des événements, de nouvelles initiatives et l’opinion de la source de confiance du Canada pour les valeurs des véhicules et les perspectives automobiles. Vous trouverez ce qui suit dans ce numéro :

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Les consommateurs envisagent de nouvelles façons d’acheter un véhicule.

Les résultats de recherches récentes révèlent que 51 pour cent des consommateurs canadiens du secteur de l’automobile envisagent l’achat d’un nouveau véhicule d’ici deux ans. Bien que ce résultat demeure élevé, les répondants de l’an dernier étaient onze pour cent plus enclins à faire un achat dans un avenir rapproché, chiffre appuyé par une année record de ventes automobiles au Canada. Les chiffres de cette année pourraient indiquer que la prévision récente d’une baisse des ventes automobiles se profile à l’horizon.

« À vrai dire, après une montée des ventes aussi spectaculaire depuis quelques années, c’est une possibilité. Il serait difficile de continuer à battre des records de ventes en 2018 et au-delà. » déclare Brad Rome, président, Canadian Black Book.

Depuis trois ans, Canadian Black Book, spécialiste des valeurs automobiles, prépare un sondage à l’échelle nationale mené par Ipsos pour évaluer les habitudes, les connaissances et les tendances en matière d’achat automobile au Canada. L’édition de cette année a sondé 1255 Canadiens d’un océan à l’autre.

Le sondage suggère que l’âge du consommateur est un facteur. Plus un consommateur est jeune, plus il est probable qu’il achète un véhicule d’ici deux ans, avec les répondants de 18 à 34 ans étant les plus susceptibles à 65 pour cent, les 35 à 54 ans à 57 pour cent, et les 55 ans et plus les moins susceptibles à 34 pour cent. Les répondants masculins semblent plus empressés d’acheter d’ici deux ans à 58 pour cent, que les femmes à 44 pour cent.

Il est intéressant de noter que plus du quart (27 pour cent) des Canadiens pourraient envisager l’achat d’un véhicule entièrement en ligne, sans jamais mettre les pieds chez le concessionnaire. C’est là un phénomène que la plupart des fabricants et des concessionnaires surveillent de près, et avec raison. L’âge et le sexe influencent ces résultats : 36 pour cent des 18 à34 ans pourraient acheter entièrement en ligne, tandis que 11 pour cent seulement des 55 ans et plus le feraient. Les hommes sont beaucoup plus enclins à 32 pour cent, comparé aux femmes à 21 pour cent. « Il n’y a rien de surprenant à voir que la génération du millénaire est trois fois plus disposée à acheter un véhicule en ligne que les baby-boomers », déclare Brian Murphy, vice-président, recherche et éditorial, Canadian Black Book. « C’est là un tournant important pour la vente automobile au détail, et similaire à la façon dont la génération du millénaire recherche, magasine et achète un grand nombre de produits de nos jours. » ajoute-t-il.

A l’échelle nationale, cinquante-sept pour cent comptent acheter un véhicule neuf plutôt qu’un véhicule d’occasion. Cette statistique est également influencée par l’âge, les acheteurs plus âgés étant plus enclins à acheter un véhicule neuf. Quarante-six pour cent des consommateurs de 18 à 34 ans ont l’intention d’acheter un véhicule neuf, tandis que 59 pour cent des répondants de 35 à 54 ans, et 64 pour cent des 55 ans et plus achèteront sans doute un véhicule neuf.

Les sites Web des concessionnaires sont le premier outil vers lequel les consommateurs se tournent lorsqu’ils recherchent un véhicule, soit 23 pour cent des sondés. La deuxième méthode de recherche initiale et qui a été choisie par 22 pour cent des sondés est la consultation d’amis et de la famille.

Après la recherche initiale, bien comprendre et bien rechercher la valeur d’échange reste un domaine des plus incertains. De tout le pays, la moitié seulement (49 pour cent) des consommateurs canadiens du marché de l’automobile connaissaient assez bien la valeur de leur véhicule en se présentant chez le concessionnaire. Par contre, 21 pour cent n’ont aucune idée de la valeur et un autre six pour cent a vécu une expérience tellement décevante qu’ils ont carrément changé de concessionnaires. Trente-six pour cent croient qu’ils ont reçu une valeur d’échange plus basse qu’ils avaient prévu.

« Les consommateurs trouvent souvent difficile de connaître la valeur d’échange précise de leur véhicule, ce qui peut rendre pénible l’expérience d’acheter une voiture, tant pour l’acheteur que pour le vendeur », explique M. Murphy. « Il faut à tout prix que le consommateur se serve d’outils pour obtenir des valeurs d’échange précises ; et du même coup, rechercher la valeur future du véhicule qu’ils comptent acheter, afin de bien comprendre la courbe de dépréciation et le moment où celle-ci sera en position d’équité négative par rapport à leur prêt. »

À cette fin, 65 pour cent des sondés ont choisi les calculatrices de valeurs d’échange en ligne (en hausse de 7 points par rapport à l’an dernier) comme méthode de choix pour la recherche de valeurs automobiles. Au Canada, sept sur dix des sondés savent que le guide Canadian Black Book permet au public d’accéder gratuitement à ses outils d’évaluation en ligne. Ce sondage révèle que 33 pour cent des sondés utilisent les outils du site CanadianBlackBook.com, en hausse de 9 points par rapport à la même période l’an dernier.

« Le plus inquiétant, c’est qu’on ne semble toujours pas comprendre que la dépense la plus élevée pour le propriétaire d’un véhicule, c’est la dépréciation », explique M. Murphy. Un pour cent seulement des sondés a correctement indiqué la dépréciation comme dépense la plus importante pour le propriétaire d’un véhicule (en baisse par rapport à deux pour cent l’an dernier). « L’achat d’un véhicule dont la valeur de rétention est peu élevée peut représenter des milliers de dollars au moment de vendre, d’échanger ou de négocier un prêt », ajoute-t-il. Parmi les femmes et les répondants du groupe des 35 à 54 ans, personne n’a fourni la bonne réponse à cette question.

En hausse par rapport à l’année dernière (53 pour cent), 61 pour cent des Canadiens peuvent maintenant définir le concept de l’équité négative (lorsqu’un véhicule vaut moins que ce le solde du prêt). Cette question est actuellement de plus en plus fréquente, compte tenu la tendance vers des prêts automobiles à plus long terme. Quatre-vingt-dix-sept pour cent des sondés sont d’avis que les détaillants automobiles devraient informer leurs clients des options et échéanciers de remboursement de prêts, pour qu’ils soient clairement conscients du concept de l’équité positive et négative.

En ce qui concerne les types de véhicules, si le prix de l’essence augmentait de 0,25 $ aujourd’hui, quarante-six pour cent envisageraient des véhicules à énergie alternative, les véhicules hybrides étant le choix le plus populaire (33 pour cent). Les hommes sont plus susceptibles de songer à l’achat d’un véhicule à énergie alternative, soit 52 pour cent, comparé aux femmes, au taux considérablement plus bas de 39 pour cent.

En vue de certains facteurs économiques et de la popularité montante de l’autopartage, la génération du millénaire est la plus susceptible de réduire le nombre de véhicules de leur ménage d’ici deux ans, soit 32 pour cent, contre seulement 14 pour cent pour les 55 ans et plus. Toutefois, d’ici dix ans, 41 pour cent des 18 à 34 ans et des 55 ans et plus pourraient diminuer le nombre de véhicules dont ils sont propriétaires.

À propos du sondage :
Voici quelques-unes des conclusions d’un sondage Ipsos mené entre le 27 décembre 2017 et le 2 janvier 2018, au nom de Canadian Black Book. Pour ce sondage, un échantillon de 1 061 Canadiens (propriétaires ou locataires d’une voiture ou d’un camion, ou qui ont l’intention d’acheter d’ici deux ans) du panel en ligne d’Ipsos ont participé au sondage en ligne.   Les résultats ont été pondérés pour mieux refléter la composition de la population adulte canadienne, selon les données du recensement et pour fournir des résultats approximatifs du même univers d’échantillon. La précision des sondages Ipsos est mesurée en utilisant un intervalle de crédibilité. Dans ce cas-ci, le sondage a une marge d’erreur de plus ou moins 3,5%, 19 fois sur 20, si tous les adultes canadiens avaient participé. L’intervalle de crédibilité sera plus marqué au sein des sous-ensembles de la population. Tous les sondages peuvent comporter d’autres sources d’erreur, y compris les erreurs de couverture et de mesure.

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